La gestion de l’eau entre France et Italie : enjeux transfrontaliers et adaptation climatique

La gestion de l’eau, un défi partagé au-delà des frontières

Face à la raréfaction croissante de la ressource hydrique, conséquence directe du changement climatique, comment adapter nos modèles de gestion pour garantir la résilience des territoires ?

En Méditerranée comme dans les Alpes, la France et l’Italie partagent des défis communs, mais aussi des solutions qui peuvent inspirer.

Financé par Interreg ALCOTRA programme de coopération transfrontalière franco-italien, le projet Sécheresse et Territoire (SeTe) illustre comment la coopération transfrontalière peut répondre aux enjeux de sécheresses et inondations de plus en plus fréquentes.

La gestion de l’eau dépasse le cadre des frontières, et le projet SeTe vise à développer un plan stratégique transfrontalier franco-italien, pour assurer une meilleure gestion de la ressource à l’échelle de bassins versants, tout en préservant l’environnement naturel et en adaptant les territoires. 

L’eau, un laboratoire des politiques d’adaptation

Alors que le GIEC prévoit une intensification des sécheresses au XXIᵉ siècle, et face à l’aggravation des crises climatiques, l’enjeu est double : anticiper en planifiant sur le long terme pour s’adapter, et réagir efficacement face à des crises de plus en plus fréquentes.

Un « living lab » à Menton sur la démocratie de l’eau et la gouvernance transfrontalière

Le 10 mars 2026, la Communauté d’agglomération de la Riviera Française a accueilli à Menton un échange interactif sous forme de « living lab » dans le cadre de SeTe.

Un échange entre experts franco-italiens pour aborder les nouvelles formes de coopération transfrontalières et de solidarités territoriales. 

Face à la raréfaction de l’eau et aux défis climatiques, les systèmes de gouvernance doivent dépasser les frontières administratives pour s’adapter à l’échelle des bassins versants, tout en opérant des arbitrages complexes entre usages concurrents (agriculture, tourisme, industrie, biodiversité).

Ces choix, bien plus que techniques, engagent des priorités sociétales et politiques, et nécessitent une concertation renforcée et des outils adaptés (comme les PTGE ou le Traité du Quirinal). L’enjeu n’est plus seulement de mieux gérer l’eau, mais de construire collectivement un modèle territorial résilient.